En France, plus de 600 000 personnes se font, chaque année, opérer de la cataracte.

Grâce au progrès des techniques chirurgicales, les résultats sont de plus en plus satisfaisants et les complications de moins en moins fréquentes. Bien que cette intervention soit la plus couramment pratiquée, elle n’en reste pas moins complexe et douloureuse. Traditionnellement, l’anesthésie nécessitait l’administration d’un ou plusieurs produits à un niveau locorégional ou dans certains cas général.

Devant les effets secondaires liés à l’anesthésie (inconfort du patient post opératoire, risques d’intolérance, durée et coût d’hospitalisation...), et au risque vital - qui, même rare, existe toujours - certains professionnels ont commencé à intégrer l’hypnose dans leur pratique chirurgicale en y associant une sédation intraveineuse.

Néanmoins, même amoindries, les contraintes de l’administration de drogues anesthésiques persistent, notamment en raison de la moyenne d’âge - entre 70 et 80 ans - des patients opérés.
C’est dans ce contexte que l’HPSI® (Hypnose Pure Sans Injection) se positionne comme une véritable innovation.

En effet, proposée en routine depuis deux ans à la Polyclinique de l’Atlantique, et bénéficiant des recherches menées par l’Institut de Recherche Appliquée d’Hypnose Clinique et Chirurgicale, l’HPSI® a déjà été utilisée pour l’opération de plus de 600 cataractes. Au centre de ce processus inédit, dont l’application actuelle est unique en Europe : l’utilisation en routine, c’est à dire de manière systématique, de l’hypnose comme seul et unique barrage à la douleur. Aux commandes : une équipe formée d’un chirurgien ophtalmologiste et d’hypno praticiens qui, appuyée par l’ensemble du personnel médical, propose avec l’HPSI® une vision plus humaine de la relation soignantpatient...

Pratique de l’hypnose pure en chirurgie
L’HPSI® se situe à mille lieues de l’hypnose de spectacle. Participative, et non directive, elle propose une hypnose basée sur la parole et le choix de mots qui font référence aux perceptions sensorielles inscrites dans le souvenir agréable que le patient nous confie. Le patient va alors revivre ce moment particulier de son histoire dans ce mode singulier d’Etat Modifié de Conscience que l’hypno praticien va induire. Le patient devient alors acteur de son hypnose.

Les travaux de Milton Erickson ont réactualisé et inspiré la pratique contemporaine de l’hypnose en thérapie et démontré la faculté pour tous d’accéder à cet Etat Modifié de Conscience.
Toutefois, pour y parvenir, et plus particulièrement au bloc opératoire, deux conditions sont à réunir : une forte adhésion du patient et une compétence spécifique de l’hypno praticien.

L’hypnose : comment la définir ?
L’hypnose se pratique depuis des millénaires, sous des formes variées et pour des raisons très différentes. Par exemple, dans l’antiquité notamment en Egypte pour des rituels religieux, en Grèce pour des motifs surnaturels et à des fins médicales…

Le terme fait référence à la mythologie grecque au dieu du sommeil Hypnos. Pour autant, l’hypnose est bien différente du sommeil ; c’est un état de veille particulier, voire d’hyper vigilance qui va prendre toute sa place dans le mental du patient soit en l’activant soi-même (auto hypnose) soit en se laissant conduire par l’hypno praticien.

Petite histoire de l’hypnose médicale…
La pratique de l’hypnose s’est toujours effectuée de manière plus ou moins confidentielle avec des pionniers, souvent désavoués par leurs pairs, s’intéressant à la psyché et à ce monde mystérieux que l’on ne voit pas sous le microscope ou le scalpel.

Dés 1829, le sommeil magnétique va permettre l’ablation d’un sein. C’est alors que Jules Cloquet et James Braid, deux chirurgiens, inventent le terme d’hypnotisme et donnent une dimension scientifique à cette pratique.

En 1889, le premier congrès international de l’hypnotisme expérimental et thérapeutique s’ouvre à Paris. Quelques années plus tard, l’Université de Moscou donne un cours d’hypnose et de psychologie physiologique.
Au début du XXe siècle, Emile Coué propose une méthode basée sur l’auto-suggestion qui se répand à travers une bonne partie du globe. Petit à petit, l’hypnose prend droit de cité et s’enseigne en Angleterre en faculté de médecine.

En 1950, Milton Erickson psychiatre développe l’hypnose moderne participative dans le domaine de la thérapie. Ces travaux seront poursuivis par les recherches menées par l’Ecole de Palo Alto sur la communication.
En 1971, le psychiatre et psychanalyste français Léon Chertok crée le laboratoire d’hypnose expérimentale. Il sera longtemps marginalisé par le monde de la médecine, mais plébiscité par de nombreux thérapeutes psychologues et psychiatres qui vont se former et développer la pratique de cette hypnose, l’intégrer dans leurs soins et créer des écoles de formation.

Dans les années 1990, le Dr Marie-Elisabeth Faymonville développe à Liège la technique d’hypnosédation (anesthésie réalisée par l’utilisation commune de l’hypnose et d’une injection intraveineuse).

Institut de Recherche Appliquée
d’Hypnose Clinique et Chirurgicale :
un nouvel enseignement pratique et sur mesure pour puiser la compétence à la source
Ce partage d’expérience repose sur un process qui fait ses preuves depuis maintenant deux ans à la Polyclinique de l’Atlantique. En effet, depuis 2010, l’HPSI® est proposée en routine, c’est-à-dire de manière systématique, aux patients concernés par une chirurgie du segment antérieur de l’oeil.

Un procédé qui a déjà permis d’opérer 600 patients et qui donne l’opportunité aux membres de l’Institut d’avoir le recul nécessaire pour transmettre leur savoir-faire.

Ainsi, c’est donc à la fois le succès rencontré auprès des patients, la grande qualité des résultats obtenus et le confort procuré par l’HPSI®, pratique douce et efficace, qui ont conduit le Docteur Pascal PIETRINI à fonder l’Institut de Recherche Appliquée d’Hypnose Clinique et Chirurgicale.

Son objectif : promouvoir l’Hypnose à travers la création de cet Institut de Recherche et d’Application pluridisciplinaire tant au niveau clinique que chirurgical.

Dirigée par Jean-Pierre le BRUN-CORDIER, psychanalyste hypno praticien, cette unité spécialisée dans la pratique de l’hypnose médicale et chirurgicale s’appuie sur une équipe de médecins, chirurgiens, psychiatres, et psychologues et propose, d’un côté, des compétences en hypno thérapie pour la résolution de problèmes comportementaux, et de l’autre, la pratique de l’hypnose chirurgicale.

L’Institut de Recherche Appliquée d’Hypnose Clinique et Chirurgicale est aussi un lieu d’échange et de développement des pratiques de l’hypnose médicale et chirurgicale. Dans ce cadre, il organise des formations spécifiques sur mesure ainsi que des actions de sensibilisation et d’initiation à la carte.

Adossé à la Polyclinique de l’Atlantique, l’Institut de Recherche Appliquée d’Hypnose Clinique et Chirurgicale proposera, dès mars 2012, des formations à l’hypnose destinées à la fois aux professionnels de santé mais aussi à toutes celles et ceux désirant découvrir ou perfectionner leurs connaissances sur le sujet.


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